Nevers - prieuré Saint-Etienne (Nièvre - Bourgogne)
La plus ancienne référence d'un lieu de culte sur l'emplacement de l'église Saint-Etienne est donnée par Jonas de Bobbio, qui évoque la fondation d'une communauté de femmes placée sous la règle du moine irlandais saint Colomban par Theudulfus, surnommé Babelenus, au début du VIIe siècle.
Situation géographique et accès
- Nevers compte 44000 habitants
- Accès : à 54 km de Moulins, 65 km de Bourges, 150 km de Clermont-Ferrand, 180 km de Dijon et 232 km de Paris, Nevers est accessible par l'autoroute A77 et les routes N7, D978, D977, D976
- Gare : Nevers
- Aérodrome : Nevers-Fourchambault
Historique
Le prieuré Saint-EtienneCe modeste oratoire, élevé à l'extérieur de la ville du haut Moyen Age, connaît par la suite de nombreuses dégradations.
En 1063, les lieux ont perdu toute fonction cultuelle lorsque le vieil évêque nivernais Hugues de Champallement décide de les relever. Dans une époque propice au renouveau religieux, il installe en ces lieux une communauté de chanoines réguliers rapidement remplacée par une communauté de moines bénédictins. Ces moines sont attachés au grand monastère de Cluny, auquel le nouveau prieuré est donné en 1068 par l'évêque Mauguin avec l'accord du comte de Nevers Guillaume. Celui-ci s'engage par ailleurs à reconstruire l'ensemble des bâtiments du nouveau prieuré.
L'église de ce prieuré est consacrée le 13 décembre 1097 en présence de grands dignitaires de l'Eglise, dont l'évêque Yves de Chartres. A cette occasion, le comte Guillaume signe une charte par laquelle il accorde de nombreuses franchises aux habitants du bourg constitué autour du prieuré tout en les plaçant sous l'autorité du prieur. Cette "indépendance" du bourg Saint-Etienne cessera finalement au milieu du XVIe siècle, lorsque la justice du prieur sera définitivement intégrée à celle du duc et de la ville de Nevers.
Patrimoine
Si le prieuré a été reconstruit au XVIIIe siècle après un dernier incendie (il subsiste en partie dans les locaux occupés aujourd'hui par l'école de la Manutention), l'église n'a subi que très peu de dégradations ou de modifications depuis sa construction à la fin du XIe siècle. Elle présente toujours intact le savoir-faire des architectes romans pour réaliser un édifice de culte dont les volumes, la lumière et l'acoustique sont extraordinairement beaux : le plan en croix latine et déambulatoire à chapelles rayonnantes ; l'élévation à trois niveaux (grandes arcades, tribunes, fenêtres hautes dans la nef), les voûtes en berceau plein cintre et voûtes d'arêtes, la pierre de taille pour l'ensemble de l'édifice.L'édifice est désaffecté à la Révolution. Les deux flèches de la façade et la tour de la croisée du transept sont démolies. Les bâtiments conventuels sont affectés à la manutention militaire. Elle est réouverte au culte paroissial au début du XIXe siècle et se trouve désormais détachée des bâtiments conventuels.
De grands travaux de restauration ont lieu pendant toute la seconde moitié du XIXe siècle et les premières années du XXe siècle. Ils aboutissent à la remise d'un état totalement roman après la destruction, entre autres, de la chapelle gothique, qui avait remplacé l'absidiole sud, et de la sacristie aménagée à l'extérieur du déambulatoire.
Tourisme
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